17u

Les enfants sans cheveux ont de grands yeux rêveurs,
Un visage serein à la peau transparente.
Ils suivent leur scolarité en dilettante
Mais font leurs devoirs et apprennent par coeur

Ils n'ont pas de printemps, perçoivent les saisons
Sur les joues maquillées de brise printanière,
Ou dans l'allure plus vive des infirmières
Traversant la chambre qui sert d'horizon.

Leur mère a toujours, pour eux, un grand sourire.
Malgré une rosée perlant à ses paupières;
Ele est intemporelle, aujourd'hui, comme hier,
Et leur donne à croire qu'un jour ils vont guérir.

Certains sont des fantômes à l'abri d'une bulle,
Sur laquelle se brise un regard décalé,
Comme sur du verre, dans l'espoir de voler,
Viendraient se heurter des ailes de libellules.