petit_chat

Tu surviens soudain avec nonchalance,
Majesteux, ta queue se balance,
Certain d'ailleurs d'être reçu en roi
Qui obéit seulement à ses lois...

Tu t'étires, fermant tes yeux dorés,
Sors ta minuscule langue rosée
Qui passe et repasse encore et toujours
Sur ton précieux pelage de velours.

Tu te roules sur le dos, ronronnant,
Et, pattes dressées en l'air, tu m'épies
De tes prunelles d'or pleines de vie.
Figé ainsi, sans bouger, tu attends

Que je veuille bien quitter mon fauteuil,
M'incliner devant ton si grand orgueil,
Te rendre enfin un légitime hommage,
Mais pour toi, sans doute un juste apanage..

Cat ...Reproduction interdite.