accro_lune

Nid de mots, d'images, de sons, nid douillet, évasions...avec Vous

29 septembre 2008

Charlie Brown

1charliebrown

Tout le monde pourtant dit " que c'est de participer " !!

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27 septembre 2008

Le retour d'Antoinette

cadeau_pour_moi_de_nemesis

Cher fils,Je t'écris ces lignes pour que tu saches que je t'écris.
Alors, si tu reçois cette lettre c'est qu'elle est bien arrivée.
Si tu ne la reçois pas tu me préviens pour que je te la renvoie.

Je t'écris lentement parce que je sais que tu ne lis pas très vite.

L'autre jour, ton père a lu que selon les enquêtes la plupart des
accidents arrivent à 1 km de la maison, ainsi nous nous sommes décidés à
déménager
plus loin.

La maison est superbe ; elle a une machine à laver, mais je ne suis pas
sûre qu'elle fonctionne.

Hier, j'ai mis le linge dedans, j'ai tiré la chasse et je n'ai plus vu
le linge depuis, mais bon…

Le temps ici n'est pas trop mauvais.
La semaine dernière il a plu seulement deux fois : la première fois, la
pluie a duré 3 jours, la deuxième 4.

A propos de la veste que tu voulais, ton oncle Pierre m'a dit que si
nous te l'envoyions avec les boutons, comme ils sont lourds, ça coûterait
plus cher alors, nous avons enlevé les boutons et les avons mis dans la
poche.

Nous avons enfin enterré ton grand-père ; nous avons trouvé son corps
lors du déménagement.

Il était dans l'armoire depuis le jour où il a gagné à cache-cache.

Je te raconte que l'autre jour il y a eu une explosion de gaz dans la
cuisine, et ton père et moi sommes sortis propulsés dans l'air au dehors de
la
maison ; quelle émotion !, c'est la première fois que ton père et moi
sortons
ensemble depuis des années.

Le médecin est venu pour voir si nous allions bien : il m'a mis un tube
en verre dans la bouche, et m'a dit de la fermer pendant 10 minutes.
Ton père lui a proposé de lui racheter le tube.

Et puisqu'on parle de ton père, je t'annonce qu'il a du travail, et il
en est fier !

Il a sous lui à peu près 500 personnes : ils l'ont embauché pour couper
le gazon dans le cimetière.

Ta soeur Julie, celle qui s'est mariée avec son mari, elle a enfin mis
au monde son bébé, mais on ne sait pas encore quel sexe il a.
Je ne saurais donc pas te dire si tu es oncle ou tante.
Si c'est une fille, ta soeur va l'appeler comme moi.
Ce sera étrange d'appeler sa fille “maman”.

Ton père a demandé à ta soeur Lucie si elle est enceinte, elle lui a dit
que oui, de 5 mois déjà ; mais là , ton père a demandé si elle était sûre
qu'il était bien d'elle.

Lucie lui a dit que oui.

Quelle fille solide, quelle fierté. Tel père telle fille !

Ton cousin Paul s'est marié et il prie tous les jours devant sa femme,
parce qu'elle est vierge.

Par contre, on n'a plus revu l'oncle Isidore, celui qui est mort l'année
dernière.

Ton chien Pouky nous inquiète, il continue à poursuivre les voitures à
l'arrêt.

Mais ton frère Jeannot c'est pire. Il a fermé la voiture et il a laissé
les clefs à l'intérieur. Il a dû aller chez lui chercher le double pour
pouvoir nous sortir tous de là.

Bon, mon fils, je ne t'écris pas l'adresse sur la lettre, je ne la
connais pas.

En fait la dernière famille qui a habité ici est partie avec les numéros
pour les remettre dans leur nouveau domicile.

Si tu voies Marguerite, passe lui le bonjour.
Si tu ne la voies pas, ne lui dis rien.

Ta mère qui t'adore

Antoinette

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25 septembre 2008

Requiem (Mozart)

Maintenant je ne l'avoue plus, je le clame : Mozart, je t'aime. Et lorsque je dis Mozart, je ne dis pas que ton nom, je désigne le ciel, les nuages, le sourire d'un enfant, les yeux des chats, le visage des gens que j'adore ; ton nom devient un code chiffré qui renvoie à ce qui est digne d'affection, d'admiration, d'étonnement, à ce qui bouleverse et pince le coeur, toute la beauté du monde.
Je suis passé dans le parti de la vie. Il faut tant de temps pour être simple...

Eric-Emmanuel Shmitt ( ma vie avec Mozart)

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22 septembre 2008

Nuit

Baisers de nuit

Dans l’ombre de la nuit je guette tes pas
Mon corps en éveil te cherche dans le noir
Embrassant goulument  les parfums du soir
J’attends étendu sur la mousse mon trépas.
Les yeux dans les étoiles rêvant d’infini
Mon esprit s’envole accroché à la lune ;
Sur la queue d’une comète qui m’a souri
Je me suis enfui plongeant dans le noir
Poussière d’étoile dans l’air du soir
Serrant sur mon cœur ton visage
Dessinant tes traits à la plume
Je m’évade, je voyage.
Grattant d’ici delà au clair de lune
Des mots de fièvres des maux ardents
Refusant le feu qui me brûle   
Je t’embrasse indéfiniment.

Yeux Chat (20/09/2008)

Tous droits réservés. Reproduction interdite

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21 septembre 2008

J'arrive où je suis étranger ( Louis Aragon )

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Rien n'est précaire comme vivre
Rien comme être n'est passager
C'est un peu fondre comme le givre
Et pour le vent être léger
J'arrive où je suis étranger
Un jour tu passes la frontière
D'où viens-tu mais où vas-tu donc
Demain qu'importe et qu'importe hier
Le coeur change avec le chardon
Tout est sans rime ni pardon
Passe ton doigt là sur ta tempe
Touche l'enfance de tes yeux
Mieux vaut laisser basses les lampes
La nuit plus longtemps nous va mieux
C'est le grand jour qui se fait vieux
Les arbres sont beaux en automne
Mais l'enfant qu'est-il devenu
Je me regarde et je m'étonne
De ce voyageur inconnu
De son visage et ses pieds nus
Peu a peu tu te fais silence
Mais pas assez vite pourtant
Pour ne sentir ta dissemblance
Et sur le toi-même d'antan
Tomber la poussière du temps
C'est long vieillir au bout du compte
Le sable en fuit entre nos doigts
C'est comme une eau froide qui monte
C'est comme une honte qui croît
Un cuir à crier qu'on corroie
C'est long d'être un homme une chose
C'est long de renoncer à tout
Et sens-tu les métamorphoses
Qui se font au-dedans de nous
Lentement plier nos genoux
O mer amère ô mer profonde
Quelle est l'heure de tes marées
Combien faut-il d'années-secondes
A l'homme pour l'homme abjurer
Pourquoi pourquoi ces simagrées
Rien n'est précaire comme vivre
Rien comme être n'est passager
C'est un peu fondre comme le givre
Et pour le vent être léger
J'arrive où je suis étranger

LOUIS ARAGON

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19 septembre 2008

Heureux les amants...

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Heureux les amants que nous sommes
Et qui demain, loin l'un de l'autre
S'aimeront par-dessus les hommes.
[Jacques Brel]

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18 septembre 2008

La jupe en laine (Julien Clerc)


Des souliers noirs, une jupe en laine
Je ne dors plus tu sais , je veille
Sur son sommeil
Et tout ce qui la blesse me tue
Je ne vis plus, tu sais je brûle
Et tout se qui la blesse me tue
Jalouse et belle

Tu sais , je veille sur son sommeil
Elle se penche, elle se balance
Vous voyez bien que rien ne manque
Ni les silences, ni les serments
Ni les rubans fidèles et bleus

Ni les querelles des amoureux
Des souliers noirs, une jupe en laine
Je ne dors plus tu sais , je veille
Sur son sommeil
Et tout ce qui la blesse me tue
Quand vient le soir
N'allez pas croire
Qu'on fera l'amour dans le noir
Et dans la chambre elle rit, elle ment
Et moi je meurs d'amour pour elle
Les autres fois je pense à elle
Comme au Bon Dieu sans trop y croire
Le fol espoir de l'amour fou

Elle danse, elle chante
Et quand elle sort
J'attends j'attends, je prie surement
Des souliers noirs, une jupe en laine
Je ne dors plus tu sais , je veille
Sur son sommeil
Et tout se qui la blesse me tue
Elle se penche, elle se balance
Vous voyez bien que rien ne manque

Elle change sa robe et l'eau des fleurs
Et moi je meurs d'amour pour elle
Les autres fois je pense à elle
Comme au Bon Dieu sans trop y croire
Les autres fois je pense à elle
Comme au Bon Dieu sans trop y croire
Le fol espoir de l'amour fou
Elle danse, elle rit
Et quand elle sort
J'attends j'attends, je prie surement
Les souliers noirs, une jupe en laine

Je ne dors plus tu sais , je veille
Sur son sommeil
Et tout ce qui la blesse me tue....

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17 septembre 2008

Eloïse

Elo

Elle savait qu'avec sa jupe courte
Elle tenait le monde dans ses mains
Et le ferait tourner un jour ou l'autre et ça ;
Ca lui donner envie de danser
Comme une bulle dans le champagne...
Verte orange rouge la drague en feux de circulation
Eloïse n'avait pas trouvé meilleur jeu
Ecrire au baton à lèvres sur les glaces
Sourire à tout va à tout vient et ça ;
Plus elle le croyait plus ça allait
Comme une bulle dans le champagne...
Les flashs des juke box des flippers des briquets
Clignaient dans le gris perle de ses yeux
Une gitane blonde un baby à l'eau
Des hanches à mener le diable à la piscine
Sûr qu'à une table cela leur collait
Comme une bulle dans le champagne...
Quand ils te trouvèrent petite fée dans la neige
Une aiguille au bras le regard au ciel
Les coupes bues furent amères.

SERINGUE

Cat : Reproduction interdite

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16 septembre 2008

Langue de chat

petit_chat

Tu surviens soudain avec nonchalance,
Majesteux, ta queue se balance,
Certain d'ailleurs d'être reçu en roi
Qui obéit seulement à ses lois...

Tu t'étires, fermant tes yeux dorés,
Sors ta minuscule langue rosée
Qui passe et repasse encore et toujours
Sur ton précieux pelage de velours.

Tu te roules sur le dos, ronronnant,
Et, pattes dressées en l'air, tu m'épies
De tes prunelles d'or pleines de vie.
Figé ainsi, sans bouger, tu attends

Que je veuille bien quitter mon fauteuil,
M'incliner devant ton si grand orgueil,
Te rendre enfin un légitime hommage,
Mais pour toi, sans doute un juste apanage..

Cat ...Reproduction interdite.


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Le Clown

Animation7

La complainte du  clown

On l’attend sur la piste
On entend les bravos
Au son de l’accordéoniste
Ses pirouettes ses chapeaux
Aux rires des enfants
Se mêlent les larmes de sang

Ce soir le clown est  triste,
Il ne se maquillera pas
Ce soir  il est  fini,
Elle ne reviendra pas
Elle est partie  cette nuit,
Avec un autre que lui
Cet homme à du métier,
Il sait gagner son pain
Alors à quoi bon vivre,
Si  elle n’est plus là
Soudain le clown se lève
Et s'en va sur la piste
Mais personne ne se lève
Il ne fait même pas rire
Il monte au trapèze
Et s'élance dans les airs
Un mouvement de mains
Un dernier tour d'artiste
La foule comprend soudain
Qu’il a fini de rire
Le corps s'envole enfin
Dans un dernier sourire
Le clown est mort maintenant
Il ne manque à personne

Yeux Chat (15/09/2008)

Tous droits réservés. Reproduction interdite

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