Le château

Mais reprenons,  je m'appelle Charles Gonzague de MontFaucon, en souvenir d'un lointain aïeul qui mourra en croisade au coté du  roi St Louis. Du moins est-ce les informations que je pus tirer des conversations que j'espionnais lorsque les adultes réunis au petit salon, et  me croyant  couché ou dans le parc, parlaient de ma famille défunte d'un air  contrits et envieux de ma fortune. L'époque que j'évoque au château de la comtesse de C. avec mes seize printemps accomplis, fut un moment d'apaisement de ma vie.
Au château en plus de mes cours de société, Janette la fille du garde chasse avait entrepris  ce que plus tard j'appellerais mon éducation sentimentale. C'était une fille pleine de ressource qui avait une passion quelle essayait de me communiquer.
Écuyère elle avait pour charge de m'enseigner  les rudiments d'une monte de qualité, et ses ardeurs à me faire prendre sa jument m'effrayait un peu, je l'avoue. Pourtant elle me fascinait, et je prenais gout à ces leçons et même lorsque mécontente de ma monte, je devais m'occuper de la jument. Je prenais à cœur de la bichonner et surtout de la caresser à la brosse de soie. Sous mes caresses sa robe frémissait, elle piaffait, tremblait de plaisir. Écoutant  son souffle, et ma main caressant entre ses  jambes sa robe courte je sentais son désir  parcourir en vague sa peau humide de l'effort.
J'aimais aussi sans le dire son odeur après l'effort lorsque, montée durant une heure on se retrouvait tous deux serrés dans son boxe.
Après cela je retrouvais mon écuyère ne laissant pas paraitre le plaisirs éprouvé, et me livrant à ses baisers je découvrais  emporté par elle derrière l'écurie des plaisirs ignorés…

Yeux Chat (05/02/2009)
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