accro_lune

Nid de mots, d'images, de sons, nid douillet, évasions, allez venez entrez dans la danse ...

22 février 2009

Les enfants perdus de M'Bour (clic sur la vidéo en bas du texte)

Thalassa du 20/02 : Les enfants perdus de M'bour - kewego
Les enfants perdus de M'bour

Un reportage de Daniel Grandclément et Odile Grandclément
Une production DGP

La scène se passe à M’Bour, un port du Sénégal. Des dizaines d’enfants mendient, chacun avec la même gamelle à la main. Ils ont entre 4 et 15 ans. Tous sont en haillons, sales, et semblent inexorablement seuls et abandonnés. Ils sont partout, à chaque coin de rue, chaque carrefour. Ce sont eux qui ont en charge les basses besognes. Ils aident au déchargement du poisson, récurent les coques des pirogues et même quelquefois partent en mer avec les pêcheurs.
Ce sont des Talibés, des élèves des écoles coraniques. Toutes celles-ci ne sont pas logées à la même enseigne, mais celles de M’bour, comme des centaines d’autres au Sénégal, obligent leurs élèves à mendier l’essentiel de la journée. Quelques- unes les obligeant même à rapporter de l’argent sous peine d’être impitoyablement battus.
Chaque village africain abritait autrefois son école coranique. Le maître, le marabout, en contrepartie de l’enseignement qu’il prodiguait à ses élèves, les envoyait cultiver son champ et, un bref moment de la journée, quémander de la nourriture dans les maisons du village.
L’exode rural a bouleversé ces pratiques. Les villages vides, certains maîtres installent leurs écoles dans les villes et les enfants consacrent la majeure partie de leur temps à la mendicité. Et quand ils ne mendient pas, ils apprennent le coran. Par cœur, des heures durant, sous le fouet du Marabout, luttant contre le sommeil et la faim.
En visite à M’bour pour filmer un autre sujet j’ai été bouleversé par la vision de ces foules d’enfants tristes, et c’est pourquoi j’ai voulu vivre quelques semaines à leur côté. J’en rapporte ce film, ces images dures, témoins d’un phénomène qui prend chaque jour de l’ampleur. A cause de la sècheresse, de la misère qui monte, d’une certaine forme d’intégrisme, le nombre de talibés malheureux augmente massivement dans la plupart des pays d’Afrique de l’Ouest.

Video de thalassa-f3

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19 février 2009

Ô Jérusalem!

Guerre ou Paix

Combattants de la vérité
Lassés de pourrir dans leurs territoires étriqués
Jurant la vengeance de leurs frères
Semant derrière eux la mort et la peur
Ils tuent sans vergogne les enfants de leur père
Laissant derrière eux la terreur
Torturant les innocents que l'on enchaine
Ils s'abreuvent de violence dans un cri de haine

Au nom d'Allah tuant violant
Ils imposent dans la mort leurs visions
Ne tolérant ni répons ni opinions
La mort pour tout jugement.
Crois ou meurt
Nouveau crédo sans avenir
Peur et terreur
Assertions divines, ainsi soit-il!

Intolérances, cerveaux sclérosés
De ces pratiques insensées
Versant satanique
D'une religion bafouée
Destruction  véridique
D'un message de paix
Islam en déroute
Qu'a tu fais de Beyrouth!

Sans répits à cette haine meurtrière
L'arrogance érigée en loi
Pour une même foi
Engoncés dans la prière
Appelant pour eux
La main de Dieu
Combattant de la vérité
Ils vont sans pitié
Tuer leur frère
Par vanité
Pour une Cité
Pour un bout de terre
Ô Jérusalem
Qu'as-tu fais de la paix.

Un jour dans l'infini du temps
Les enfants de nos enfants
Auront pour eux
Ce rêve de Dieu
Amour et paix…

Yeux Chat (19/09/2008)

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La courbe de tes yeux / Paul Eluard

La Courbe de tes yeux

La courbe de tes yeux fait le tour de mon coeur,
Un rond de danse et de douceur,
Auréole du temps, berceau nocturne et sûr,
Et si je ne sais plus tout ce que j'ai vécu
C'est que tes yeux ne m'ont pas toujours vu.
Feuilles de jour et mousse de rosée,
Roseaux du vent, sourires parfumés,
Ailes couvrant le monde de lumière,
Bateaux chargés du ciel et de la mer,
Chasseurs des bruits et sources des couleurs,
Parfums éclos d'une couvée d'aurores
Qui gît toujours sur la paille des astres,
Comme le jour dépend de l'innocence
Le monde entier dépend de tes yeux purs
Et tout mon sang coule dans leurs regards.

- entre Oct. 1924 et aout 1926 -

Ce poème provient du recueil intitulé " Capitale de la douleur "
Aprés avoir cherché un peu à comprendre le poême de Paul Eluard, voilà ce que j'ai trouvé.
Les métaphores
Feuilles de jour : ce sont les paupières qui s'ouvrent le matin au réveil, au lever du jour.
Mousse de rosée : l'humidité des yeux, les larmes
Roseau du vent : les cils
sourires parfumés : la joie s'aperçoit dans le regard
Bâteaux chargés du ciel : chez Eluard, les yeux ont souvent la forme d'amandes et par extension, celle d'un bateau. Le ciel comme les images se reflètent dans les yeux.
Chasseurs de bruit : les paupières se ferment au moindre bruit.
Source de couleur : les yeux sont la source des couleurs (ce qui est faux, c'est le cerveau).
(Et bien que ce soit le cerveau ou autre chose, je trouve ces métaphores tres belles)

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17 février 2009

Edmond Aman-Jean/ Miss Ella Carmichael

miss_ella_carmichael_de_edmond_aman_jean

Elle attend, songeuse .......

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13 février 2009

Création

Céramique

Jetée à terre, d'une main rude
Malmenée, pétrie malaxéeNu_resine
Chauffée aux creux des ses paumes
Roulée, écrasée, mouillée
Cent fois reprise ou détruite
Tu jaillis soudainement, fière et prude
Prenant formes sous les pouces durcis
Du sculpteur de vie.
Tu es glaise, grasse et humide
Doucement sous ses doigts tu vis et tu t'agites
Son regard te scrute, cherchant tes traits naissants
D'un geste bref et sûr, il scarifie, modifie
Tes traits encore imparfaits.
Tu palpites à peine, et déjà il t'aime
Tu es terre, sèche et fine
Un couteau brillant dans ses mains
Ton visage  sous ses coups se dessine
Tu es vierge et déjà il te sublime
Dans ses mains sans cesse tu rajeunis
Déjà sur ta robe naissante il exprime ses envies
Traçant encore la perfection des âmes
Gommant une ride de terre
Tu sens son souffle chaud
Tu es céramique et vivante


Yeux Chat (11/02/2009)

Tous droits réservés. Reproduction interdite

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12 février 2009

Devoirs de vacances - suite-2

Janette de quatre ans ma cadette avait entrepris de faire mon éducation, ainsi entrainé par ses fougueux baisers, je découvrais avec volupté ses formes que une à une je dévoilais sous mes baisers. Ma langue avide parcourait sa poitrine offerte et ses mamelons durcis appelaient sans répits mes lèvres en une longue tété qui la ravissait; Renversant sa tête en arrière elle ouvrait davantage son corsage, révélant à la pointe de sa gorge un nombril bien fait déjà palpitant, appelant ma bouche en caresses profondes.

J'aimais ce moment où enfouissant ma têteau plus profond, elle me chevauchait exhalant une odeur sauvage sous mes explorations hésitantes. Alors basculant sur la paille elle entreprenait adroitement, m'immobilisant sous ses cuisses fermes, d'ôter mes effets et se jetait goulument sur ma cravache offerte à sa bouche gourmande.

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Mon Désert

desert

Ton ventre de sable plisse sous le fer du vent,
Tes seins font des dunes sous ta gorge d'ocre,
Ton dos arqué ondule quand le vieux Chergui roule des pierres.
Désert tu es en feu.

Tes mains lancent des poings au ciel gris sans limite,
Tes bras laissent des stries de fractures autour de ton vide,
Tes doigts s'agripent comme des insectes à ton immensité fatale.
Désert tu transpires.

Tes reins rampent quand l'ombre rousse arrive,
Tes longues cuisses s'écartent sur l'aire d'une touffe végétale,
Ta peau desséchée souffre d'envie quand passent les chameaux.
Désert tu languis.

Ton regard enfante l'infini quand il s'étire jusqu'au bout de l'horizon,
Tes lèvres s'ouvrent et de ta bouche en coeur tombe une rose des sables,
Ton long corps de cendres chaudes frange comme un vieux fossile noir
Désert tu te pares.

Ta soif immortelle fait des coulées de sable blod et rose,
Ta faim irréelle creuse des rainures, dures comme la semence du ciel,
Ta mémoire remplie de rêves d'océan se cogne contre la dureté éternelle
Désert tu attends.

Tes hommes vêtus de blanc arrivent usés par la fièvre des mirages,
Ton désir millénaire de silence se répand comme une outre pleine de jouissance,
Ton cri de plaisir s'étouffe dans les plis de leur djellaba quand vient l'appel d'Allah.
Désert tu jouis.

desert1

Cat -2004/2009 -Reproduction interdite-

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11 février 2009

Les chameliers

Infiniment la caravane

S'étire au loin vers la savane...

A quoi rêvent les chameliers
Tout doux bercés
Sur leur monture au cou docile,pic1
Pas cadencés,
Femmes graciles,
Ciel embrasé,
Nuit sans rosée ?

Infiniment la caravane
S'étire au loin vers la savane...

A quoi rêvent les chameliers
foulant les dunes ?
Serpents fouisseurs,
Chacals rôdeurs...
Dans les sables leur litanie
Au clair de lune
S'évanouit.

Cat - Reproduction interdite-

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09 février 2009

Il est des jours ..

Il est des jours si gris dans la ronde des temps
Que l'horizon n'est plus que brumes en mouvance
Rêves inachevés, souvenirs en erranceil_est_des_jours
Et que semble à jamais disparu le printemps.

Il est des jours si lourds dans la ronde du vent
Que même l'ouragan ne peut, dans sa violence,
Balayer la folie et la désespérance
Et rendre au coeur meurtri ses soleils d'antan.

Alors l'envie de fuir subitement vous prend
Au point de n'être plus que désir de partance
Et des joies du passé perdre la souvenance
Il est des jours si gris dans la ronde du temps..

Cat - Reproduction interdite

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08 février 2009

Les 60 ans de l'Etat d'Israël

Un jour ...peut-être

Posté par yeuxclairs à 15:43 - Un jour j'irais, un jour je verrais.... - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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