accro_lune

Nid de mots, d'images, de sons, nid douillet, évasions, allez venez entrez dans la danse ...

28 avril 2009

Eveil et éclosion

Qu'il est doux d'espérer
Qu'il est troublant de cueillir
Tremblant de plaisir
Cette fleur  nappée de rosée

Boire au calice ces gouttes nacrées
Ce nectar à nul autre pareil
De ma bouche gouter ce bouton
Sentir sous mes lèvres la naissance d'un bourgeon
M'enivrer à son miel

Heures incertaines, Laissez nous savourer ce bouquet
Plonger un instant dans la félicité
Ouvrir de nos mains ces pétales
se griffer un instant aux épines du mal

Voyez comment perle mon sang
Par vos griffes acérées
Pansez mes plaies de vos baisers
Laissez-vous bercer par le vent

Vent du  soir  happant de sa brise légère
Cette fleur offerte aux aspirations sensuelles
Rêvant d'un doux baiser d'une caresse irréelle
Qu'un zéphire branle doucement d'une humeur passagère

Croyez qu'un sourire sur mes lèvres de fleurs nappées
Perpétue l'harmonie du plaisir et du désir
Relevant de pourpre la rose inondée de rosée
Parant de lumière cette envie de sentir

Envie de saisir de mes mains cette rose
Ouvrir délicatement cette corolle
D'une aspiration sensuelle
D'un baiser éternel

Sentez mes lèvres aspirant à passion
La rosée figée sur ce naissant bouton
Laissez-moi m'enivrez des fragrances obsédantes
Laissez-moi me parer de ses senteurs entêtantes

Humant ce parfum naissant
Jaillissant d'un univers sucré
Laissez-moi me vider de ma substance
Orgasme final d'une longue contemplation


Yeux Chat (20/04/2009)

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27 avril 2009

La méchanceté

oiseau_triste

Il n'y a d'autre enfer pour l'homme que la bêtise ou la méchanceté de ses semblables.

(Marquis de Sade)

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25 avril 2009

Alfred Guillou (1844-1926)

J'ai découvert depuis peu ce portrait de Alfret Guillou, j'ai eu le coup de foudre pour ce tableau. Fraîcheur, grâce, sérénité..il porte le nom de " Bouquet du matin "

alfred_guillou

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22 avril 2009

Les larmes de minuit

fgzjix7d

Ne pleure plus, ne pleure plus, ma fille,
Tes sanglots brisent mon coeur déjà meurtri.
Bien de longues nuits, sans sommeil,
Je prie le Seigneur, pour toi, ma chérie.

Jour après jour, l'espoir perdu, le coeur serré,
Le sourire rare, les lèvres pincées,
Et, en solitaire,
J'avale mes larmes amères.

Mais, toujours, j'ai espéré pour toi,
Que ton esprit soit en paix,
Que ta vie soit sans histoire.
Mes voeux n'étant pas encore réalisés,
Je suis vraiment désespérée.

Désorientée, je ne sais plus où aller,
Puisqu'au travers des tourments de la vie,
Nos deux malheureuses existences se sont unies
Pour l'accomplissement d'une dette d'amour
Afin d'écrire plusieurs chapitres d'une histoire douloureuse.

Et le temps passe, nos problèmes demeurent,
Ton père reste insensible à nos pleurs.
Que dois-je faire enfin ?
Sinon garder mon amertume et laisser faire le destin.

Hélas, on ne vit pas éternellement,
D'un moment à l'autre, on retournera à la poussière.
Epargne-moi, ma fille, cette misère
Ne pleure plus, chérie, ne pleure plus
Car je n'en peux plus, vraiment, plus
N'ayant de coeur à rien, depuis bien longtemps.

Cat -reproduction interdite-

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17 avril 2009

Sahara

Leurs pas dans le sable lèvent volutes et nuages
Voyageurs perdus dans l'immensité
Avançant guidés par les chameliers
De loin en loin  ils marchent sur les nuages.

Ils sont les derniers d'une grande lignée
Habitant du désert, du levant au couchant
Depuis des siècles sur  leurs dromadaires juchés
Ils parcourent les pistes du vent
DESERT_2009___1_077
Inlassablement vêtu de bleu
Le visage voilé d'un chèche immaculé
À pieds nu dans la poussière poudrée
Ils marchent, priant Dieu.

Libres comme le vent, ils sont Touareg,
Fiers cavaliers venant du grand Erg
Chevauchant leurs méharis
Les yeux noyés dans l'infini

Du Niger au Mali
Par les chemins de dunes
Marchant sous la lune
Vous les Nomades de la nuit

Dans l'infini des sables
Illuminant l'horizon
Vous êtes mirages
Vous êtes des mages.

Poussiere du temps
Kel Tamacheq,
Enfants du sable et du vent
Salamalek.


Yeux Chat (10/04/2009)

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15 avril 2009

Canopée

Canopée

Vert cru, frondaison luxuriante
Cris des singes agitant tes bras
Crépitement sans fin d'une eau ruisselante
Impénétrable, du haut jusqu'au bas

jungle

Tu vis d'un mouvement perpétuel
Balancement sans fin, élégance
Toujours en un mouvement rituel
Tu m'hypnotises de tes fragrances

Tu m'enlaces, dans tes rets prisonniers
Je m'enfonce pas à pas
Arpentant tes sentiers
Me laissant enserrer de tes bras


Humide de soleil
Sous ta canopée
Je ruisselle
D'une ivresse éternelle

Frémissement de mon être
Aux cris jaillissant de ton ventre
Peur de ne pas te connaître
Peur d'affronter les êtres de ton antre

Pourtant d'un pas feutré
Sous ta frondaison voilée
Les sens aux aguets, je m'avance
Des yeux des mains de tout mes sens

J'entre  en toi comme une danse
Palingénésie
Envie
Plaisirs
Désirs
Transe.

Yeux Chat (15/04/2009)

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10 avril 2009

L'essentiel ...

stex

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09 avril 2009

Chagall

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Le violoniste de Chagall

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08 avril 2009

Victor HUGO (1802-1885)

Victor_Hugo

Le terme « Djinns » est utilisé pour désigner les esprits bienfaisants, génies ou démons dans les croyances musulmanes.

On sera sensible au mouvement de ce poème très célèbre : la longueur des vers suit l'action et correspond à l'attaque. Ce texte fait donc entendre un mouvement très net de crescendo puis de decrescendo. (mouvement d'une chose qui monte, s'amplifie, puis diminue et disparaît)

Les Djinns

Murs, ville
Et port,
Asile
De mort,
Mer grise
Où brise
La brise
Tout dort.

Dans la plaine
Naît un bruit.
C'est l'haleine
De la nuit.
Elle brame
Comme une âme
Qu'une flamme
Toujours suit.

La voix plus haute
Semble un grelot.
D'un nain qui saute
C'est le galop.
Il fuit, s'élance,
Puis en cadence
Sur un pied danse
Au bout d'un flot.

La rumeur approche,
L'écho la redit.
C'est comme la cloche
D'un couvent maudit,
Comme un bruit de foule
Qui tonne et qui roule
Et tantôt s'écroule
Et tantôt grandit.

Dieu! La voix sépulcrale
Des Djinns!... - Quel bruit ils font!
Fuyons sous la spirale
De l'escalier profond!
Déjà s'éteint ma lampe,
Et l'ombre de la rampe.
Qui le long du mur rampe,
Monte jusqu'au plafond.

C'est l'essaim des Djinns qui passe,
Et tourbillonne en sifflant.
Les ifs, que leur vol fracasse,
Craquent comme un pin brûlant.
Leur troupeau lourd et rapide,
Volant dans l'espace vide,
Semble un nuage livide
Qui porte un éclair au flanc.

Ils sont tout près! - Tenons fermée
Cette salle ou nous les narguons
Quel bruit dehors! Hideuse armée
De vampires et de dragons!
La poutre du toit descellée
Ploie ainsi qu'une herbe mouillée,
Et la vieille porte rouillée,
Tremble, à déraciner ses gonds.

Cris de l'enfer! voix qui hurle et qui pleure!
L'horrible essaim, poussé par l'aquillon,
Sans doute, o ciel! s'abat sur ma demeure.
Le mur fléchit sous le noir bataillon.
La maison crie et chancelle penchée,
Et l'on dirait que, du sol arrachée,
Ainsi qu'il chasse une feuille séchée,
Le vent la roule avec leur tourbillon!

Prophète! Si ta main me sauve
De ces impurs démons des soirs,
J'irai prosterner mon front chauve
Devant tes sacrés encensoirs!
Fais que sur ces portes fidèles
Meure leur souffle d'étincelles,
Et qu'en vain l'ongle de leurs ailes
Grince et crie à ces vitraux noirs!

Ils sont passés! - Leur cohorte
S'envole et fuit, et leurs pieds
Cessent de battre ma porte
De leurs coups multipliés.
L'air est plein d'un bruit de chaînes,
Et dans les forêts prochaines
Frissonnent tous les grands chênes,
Sous leur vol de feu pliés!

De leurs ailes lointaines
Le battement décroît.
Si confus dans les plaines,
Si faible, que l'on croit
Ouïr la sauterelle
Crier d'une voix grêle
Ou pétiller la grêle
Sur le plomb d'un vieux toit.

D'étranges syllabes
Nous viennent encor.
Ainsi, des Arabes
Quand sonne le cor,
Un chant sur la grève
Par instants s'élève,
Et l'enfant qui rêve
Fait des rêves d'or.

Les Djinns funèbres,
Fils du trépas,
Dans les ténèbres
Pressent leur pas;
Leur essaim gronde;
Ainsi, profonde,
Murmure une onde
Qu'on ne voit pas.

Ce bruit vague
Qui s'endort,
C'est la vague
Sur le bord;
C'est la plainte
Presque éteinte
D'une sainte
Pour un mort.

On doute
La nuit...
J'écoute: -
Tout fuit,
Tout passe;
L'espace
Efface
Le bruit.

Victor Hugo, Les Orientales (1829)

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