23 juin 2009
Pour vous qui êtes ma fugue en ré....
Renaissance de l'âme.
Dans son coffret enserré
La lumière sur son bois usé
Fait chanter son vernis.
Ni Amati, ni Stradivari
Il est là pour renaitre.
Accouché par les mains de l'artiste
Le violon exhumé revient de naitre
Pour un dernier tour de piste.
Tendrement embrassé
Une main tremblante
Caresse son corps d'infante
Rendez-vous d'un amour délaissé
Après tant d'année au fond d'un étui ignoré
Sans rancune il offre son manche tendu
Aux doigts de la violoniste transie
Doucement contenant son envie
Elle lui parle tendrement d'une voie ténue
Et imperceptiblement le lien rompu
Par tant d'années de souffrances
Se tisse des larmes de l'enfance
Renouant enfin le lien déchu
La violoniste, d'un geste retrouvé
La tête haute le menton sur le violon posé
Sur son épaule nichée,
Il est là à peine éveillé
L'âme un peu tendu à cette étreinte
Espérant la caresse de l'archet
Les cordes vibrant sous la contrainte
De la baguette vêtue d'un crin ciré
De son ventre rebondi
Naissent de douces harmonies.
Les mains de l'artiste s'animent
Une symphonie se dessine
Palingénésie sublime
D'un amour oublié au fond d'un étui
Et d'un combat pour la vie.
Yeux Chat (20/06/2009)
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