30 juin 2009
Abandon
Ivresse
Dans ma gorge il coule, tel une flamme un venin
Il se dresse sous ta main enfermé dans son écrin
Il a un parfum lourd, de terre et de chair
Rouge sang il coule sur mes lèvres claires
Nectar offert à mes lèvres entrouvertes,
Happé au hanap de votre bouche offerte
Appelant follement un plaisir de chair
De tes mains animée, les frissons de la chair
M'enivrer de ta couche, apaiser ta bouche
Comme une flamme embraser ta couche
Jamais cru ne fut si rond en bouche
jamais plus il n'oubliera ta bouche
Yeux_Chat (Le 08/06/09)
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Commentaires
Enivrons-nous
Que de feu, de désir, en vos mots, quelle ardeur !
Allez trinquons à l'ivresse :o)
Il faut être toujours ivre, tout est là ; c'est l'unique question. Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du temps qui brise vos épaules et
vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve.
Mais de quoi? De vin, de poésie, ou de vertu à votre guise, mais enivrez-vous!
Et si quelquefois, sur les marches d'un palais, sur l'herbe verte d'un fossé, vous vous réveillez, l'ivresse déjà diminuée ou disparue,
demandez au vent, à la vague, à l'étoile, à l'oiseau, à l'horloge; à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante,
à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est. Et le vent, la vague, l'étoile, l'oiseau, l'horloge, vous répondront, il est l'heure de s'enivrer ;
pour ne pas être les esclaves martyrisés du temps, enivrez-vous, enivrez-vous sans cesse de vin, de poésie, de vertu, à votre guise.
Charles Beaudelaie
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