25 octobre 2009
Où es-tu ?
A Tabarly...
.
Vagues au-dessus de ton drapeau,
Ce n'était pour toi que de l'eau,
Que tu apprivoisais sans mal
Comme un danseur au coeur du bal
Capitaine, as-tu entendu
Le chant mélodieux des sirénes ?
Tes amis marins sont perdus,
Il manque un maillon à leur chaîne
Mais enfin, Eric, répond...
Dis-nous pourquoi t'es-tu caché,
Où erres-tu , sur quel pont,
Quel Dieu t'à donc invité ?
Pen Duick, seul, est rentré,
Sans ton sourire, sans ton écho,
A ton bateau désemparé
A perdu plus qu'un matelot...
Et tous les phares de la terre
N'en finiront pas de briller,
Cherchant toujours dans leurs lumières
Comme un espoir, une bouée....
21 octobre 2009
Miles Davis U'n'I
Tout simplement parce que c'est beau et bon !
20 octobre 2009
Haut les coeurs !
(Photo perso ne pas prendre, merci)
Si on me demandait de donner à l'humanité
le seul conseil qui vaille la peine d'être suivi,
ce serait celui-ci : sachez que l'adversité,
inévitablement, fait partie de la VIE et,
lorsqu'elle surviendra, gardez la TETE HAUTE
regardez -la dans les yeux et dites :
"Je serai plus fort que toi,tu ne parviendras pas
à prendre le dessus"
(Anne Landers)
19 octobre 2009
Réponse au trés beau poème de Yeux-Chat " Lumière"
Chemins de traverses ...entre ce que je pense, ce que je vis, je que je dis, et ce que je fais
Un violon vous parle...en réponse à Lumière ici

Son corps bien droit, ses épaules basses et détendues, les jambes légèrement écartées, en appui sur son pied gauche : mes chevilles l’attendaient.
Entre son pouce et son index mon manche rayonnait, je rougissais tel le coucher de soleil.
Sa main sur mon corps, ses caresses en va-et-vient sur ma tête, sa joue sur ma table, j’ai eu envie que vous soyez-là.
J’ai entendu votre nom…Des murmures de « promesse » « envie » « poussière » « enfance » « amour » « merci »..
Sur ma robe, sur ses doigts agiles et doux engourdis par l’émotion, la pluie de ses yeux est tombée. ....
18 octobre 2009
Le courage
(Photo perso, ne pas prendre)
Dieu fournit le vent.
A l'Homme de hisser les voiles.
(Saint Augustin)
Il y aura toujours prés de vous
Une ombre pour vous tendre les bras
Pour mettre ses petits pieds sur vos traces
Vous ne serez jamais seul,
Tant que vous le souhaiterez....
(Cat pour Vous et seulement Vous***)
10 octobre 2009
Lumière
Chemins de traverses
Un pas, un chemin, une voie, un pardon;
Tout au fond de moi une lumière,
Une rencontre dont je suis fière;
Le Mouvement du temps
Et dans ma tête ce battement,
Et Toi, toi qui renais comme un don.
Je t'ai cru à jamais disparu,
J'avais toute honte bue
Oublié jusqu'au contact de ta soie,
Perdue jusqu'à l'usage de mes doigts
Sur ton corps, sur ton manche vernis;
Mes douleurs mes cauchemars,
De mes nuits sans espoirs
J'avais perdu toute envie de lui.
Aujourd'hui j'en ai deux, une folie!
Celui de toujours encore convalescent,
Et un nouveau pour essai, bien moins joli.
Pourtant il a tout pour lui, de cordes habillé
Sur sa table d'harmonie un petit cordier,
Deux éclisses, deux ouïes bien dessinées
Et aussi en dessous une âme bien accrochée;
Et sur son dos juste un coussin tout doux
Pour se nicher au creux de mon cou.
J'ai retrouvé le mouvement de mes bras
Tirant l'archet sur les cordes accordées.
Les premières notes un peu éraillées,
Très vite de musique son ventre résonna
Très vite les notes retrouvèrent mes doigts,
Et mes larmes en harmonies
Se mêlèrent aux accords de symphonie.
Non je n'aie oubliée ni les notes ni les soupirs
Suivant avec passion les notes portées
J'ai jouée sans fin, sans férir.
Demain je reprendrais mes spiccato
Pardonné par mon ami,
Oubliant que je lui ai tourné le dos
Il attendra mes caresses, mes envies
Et demain lui et moi réunis
Dans un corps à corps infini
Nous jouerons mille symphonies
Yeux Chat (11/10/2009)
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01 octobre 2009
Un Livre sur le Rwanda
Résumé du livre
Le troisième volet de Jean Hatzfeld sur le Rwanda à travers le prisme de Nyamata et de ses environs. Il était question, dans les deux premiers, de ce qui s'était passé dans les marais, avec la voix des victimes (' Dans le nu de la vie'), puis celle des bourreaux (' Une saison de machettes'). Mais il y a eu aussi la forêt, avec seulement vingt survivants sur les six mille Tutsis qui y cherchèrent refuge. On découvre, hébétés, le récit de ces journées passées à courir dans tous les sens pour fuir les machettes. Mais le centre de gravité du livre se trouve dans une décision prise par la présidence rwandaise en janvier 2003 : la libération de dizaines de milliers de Hutus, en vue de procès en réconciliation. C'est dès lors la question du pardon et plus simplement de la coexistence dans un même lieu qui se pose, à la fois pour les bourreaux et les victimes, hantés par leurs mémoires mais poussés par la nécessité de continuer à vivre, malgré tout.
Un emprunt au site de evene.fr pour la critique du livre
La critique [evene] par Pierre Michel
A travers le chassé-croisé d'entretiens et de propos recueillis, 'La Stratégie des antilopes' montre l'irrémédiable scission entre les Tutsis, décimés, et les Hutus, à l’heure de leur libération. D'un côté, les anciens détenus, seuls dépositaires d'une connaissance claire des événements, et de l’autre les rescapés, qui après avoir été poursuivis des semaines durant dans la boue et les buissons, hésitent à confier leur intimité du génocide. Si celle-ci ne se confie pas à n'importe qui, Jean Hatzfeld réussit à exposer toute la complexité du Rwanda. En mettant côte à côte les propos des deux ethnies, il montre des discours en vase clos et les tensions masquées par des conventions et leur cortège de faux-semblants. C’est son talent que d’avoir su les inciter à parler, malgré les réticences, de les avoir écoutés et d’avoir su déceler les fêlures les plus intimes tout en conservant la pudeur nécessaire face à la tentation voyeuriste. Cette vérité du génocide est dans la bouche des tueurs, qui la manipulent, la dissimulent, et des morts qui ne peuvent en témoigner. Ces tueurs qui la distillaient au sein des gaçaças – des tribunaux locaux - afin de favoriser leur libération, sont dorénavant libres et se taisent en n’espérant en majorité plus le pardon face à l’insignifiance de leur punition. Quant aux morts dont les survivants ne peuvent retrouver les corps, enfouis lors du génocide, ils symbolisent l’impossibilité du recueillement ainsi que l’effacement progressif du souvenir des sentiments de l'époque. Si les faits demeurent, avec leurs tueries et bains de sang, les Tutsis se retrouvent séparés d'eux-mêmes, de leur histoire et leur amour propre. Ils incarnent la plaie, encore béante et exsangue, du Rwanda. Plus de dix ans après un génocide qui a fait plus de 800.000 morts, Jean Hatzfeld fait le constat sobre et capital d’une génération qui doit maintenant vivre en silence, selon les impératifs qu’exige un pays qui n’a plus qu’à espérer une lointaine réconciliation.



