Pas de quoi casser 4 pattes à ....une chaise...j'aime trop les canards :o)

CabaretFlamenka2Moi qui m’imaginais un show grandiose, je suis restée sur ma faim.

Comment expliquer ma déception en assistant au spectacle de Cabaret Flamenka à la Cigale ? Tous les ingrédients étaient pourtant réunis pour donner au spectacle tout son sel:  la star du flamenco Karen Ruimy et ses danseurs sur une mise en scène signée du célèbre chorégraphe Redha  (Romeo et Juliette, Les parapluies de Cherbourg).

Ce que j’ignorais en revanche et qui allait faire retomber mon ardeur, c’est que l’ex golden girl devenue un génie du flamenco s’est mise à la chanson. J’ai été avertie dès le début. Les spectateurs aussi, au grand dam de quelques-uns qui ont quitté la salle au bout du premier quart d’heure. Mon seuil de tolérance étant peut-être plus élevé, j’ai regardé avec un certain amusement  Karen Ruimy perchée sur ses talons aiguilles chanter des morceaux à l’eau de rose.  En toile de fond, une chanteuse danseuse en jupe jogging version « Cendrillon du ghetto » était accompagnée de danseurs habillés streetstyle : baggys, chaussettes de foot remontées aux genoux, baskets et jogging. Du flamenco en mode décontracté en somme.Du « flamenco de rue » intrigant et iconoclaste. Les performances des danseurs, particulièrement l’excellentissime Manuel Gutierrez, parviennent cependant à relever le niveau des chansons. Ouf!

Peine perdue, la première partie s’est résumée à une comédie musicale entrecoupée d’interludes « flamenco » furtifs.  La magie flamenco semble avoir disparu sous la jupe « imitation plumes d’autruche » de Karen Ruimy. Trop peu de chaussures à claquettes et d’acoustique à la Sara Baras à mon goût. L’excès de chorégraphies donne un « machin » un peu brouillon. Dommage.

Derrière moi, les spectateurs ne sont pas souriants du tout : « C’est baclé, que ce soit au niveau de la mise en scène ou des costumes ". C’est un peu une comédie musicale pour ados. Ca n’a pas été suffisamment peaufiné, et la meneuse elle assure pas du tout ! »

Ca a le mérite d’être clair. Fort heureusement pour Karen Ruimy, la deuxième partie du spectacle -quoique plus axée sur les danses contemporaines, tango et salsa que flamenco- a paru « plus épurée »  à certains. Quant à moi, je demeure aussi perplexe par les coups de lifting donnés au flamenco, notamment quand un ballon de foot fait irruption dans le show. En sortant, j’ai l’impression d’avoir mangé un plat indigeste.

Cabaret Flamenka à la Cigale, Paris. Du 23 septembre au 3 octobre 2010 à 20h....

Cat........Merci l'express ;o)