J'avais dans un autre temps, un blog que j'aimais et j'ai grâce à une personne, qui avait gardé mon texte en mémoire, la

chance de pouvoir le remettre ici. Mon ancien blog n'existe plus, pour cause que les jours se suivent et ne se ressemblent pas. Un matin, on click sur supprimer et voilà....bon, je ne ferai pas pareil avec celui-là car nous sommes deux proprios ......ACCROLUNES (avec la faute faite exprés a encore de beaux jours je le souhaite devant lui :o) ...

Donc c'était un hommage aux putains .......

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Je ne juge pas, non je ne juge pas. Elles sont belles les putains. Finalement je juge en le disant...

Bas résille, escarpins vernis, cuissardes gainant une peau si douce, si douce. Mini jupe, cigarettes entre les doigts elles attendent, inlassablement elles attendent.
Bouche pulpeuse, rouge à lèvres criards, fond de teint à outrance cachant les rides ou les cicatrices, dos voûtés, ou droits c'est selon...regards de jalousie pour celle qui monte, elles discutent entre elles -la voiture à pas démarrée ce matin ou la nourrice en plus était en retard- ...Assise sous un porche sordide qui sent la pisse, s'occupant d'un infirme, hé oui tout le monde y a droit, c'est un droit l'amour. L'amour à vingt ou dix euros la pipe. Ce n'est pas à vot'bon coeur monsieur, elle a des tarifs, elle doit rendre des comptes. Elle ne chôme pas du matin au soir, arpentant ce trottoir devenu si petit par la concurrence.
Putain c'est un métier.
J'ai vu des seins débordant des bustiers, vous n'allez pas me croire, mais j'ai eu envie de toucher la peau blanche ou noire.

De caresser cette peau, savoir si elle était en velours. J'ai imaginé les bouches et les queues sur ces superbes poitrines. J'ai imaginé un enfant suçant son téton, son enfant pressant de sa petite main ce sein généreux, plein de lait comme une outre.
Elle est belle la putain, jeune ou vieille je ne sais pas,  elle est belle comme une statue sans vie. Comme les statues que l'on oublie, que personne ne songe à regarder. Oh si, regarder juste dans l'ensemble vous savez comme on regarde le paysage défiler dans un train. Tiens il y avait pas une putain là ?
Est-ce que les putains vieillissent plus vite agenouillées, couchées, debout face à la succession des clients ? Elles ne pensent même plus que untel puisse avoir l'âge de son père ou de son enfant.
Se souviennent elles des visages ou seulement des queues qu'elles sucent par milliers ? De ce sperme plein les yeux, de ces bouts d'homme. Des queues qui ne s'émeuvent pas pour elles, ce n'est pas pour elles qu'ils bandent mais pour leur putasserie, elles sont là pour sucer encore et encore, pour vider ces couilles de l'homme qui pense être excitant. Elles ne sont que fentes mouillées, mamelons durcis, tandis qu'ils tentent de croire que ces bouts de femmes leur sont destinées, qu'ils sont les seuls à savoir les faire parler, les seuls à les faire plier.
Ils sont heureux de réduire leur stress, ces hommes d'affaires, heureux de commencer la journée de bon pied, ou de la finir. Il parait -c'est ce que les revues des sexologues racontent-...alors elles ont du boulot. Elles évitent les ulcères les putains. La sécu devrait leur donner une prime. Elles ne sont pas reconnues par le gouvernement mais elles vont recevoir quand même leur feuille d'impôt. Que marquent-t-elles dessus ?
Les hommes : couchent -ils avec leur femme, ont-ils une vie conjugale satisfaisante ? Ils répondent quoi ? Qu'après avoir eu les enfants elles ne veulent plus faire l'amour ? Qu'elles n'en ont plus envie ? Qu'elles se suffisent à elles-mêmes ? Alors ils parlent à la putain, de son corps qui doit absolument rester jeune, pour oublier qu'ils deviennent vieux. Ils ne veulent surtout pas d'une putain vieille, d'une vieille pute, d'une vieille peau qui s'acharne à plaire aux hommes, portant l'audace qu'on la paye en retour. Oui il faut être jeune pour boire du champagne et parler du dernier film, pas plus de vingt ans hein ! car aprés vingt ans elles ramollissent les femmes, tout comme leur femme et bientôt leur fille. Tout comme eux ramollies et ridées, comme leur queue qui ne supporte pas d'être lâchée car elle pend aussitôt et se perd dans le poil gris. Les hommes vieillissant se détournent des femmes qui vieillissent, pour qu'elles portent leur impuissance, pour se raconter pourquoi ils ne peuvent plus bander.
Toutes les femmes peuvent être des pétasses, mais être une putain et être une grande dame, toutes les femmes ne le peuvent pas.
J'étais à Paris ces jours-ci.....ce ne sont juste que quelques pensées pour des femmes formidables. Je ne sais pas, peut-être que dans un autre post je parlerai plus longuement de cette misère sexuelle, des maladies, des maladies d'amour.....

Je pensais aussi à la complainte des filles de joie de G. Brassens mais il fallait bien choisir et j'ai un grand faible pour Sarah de Serge Reggiani

Cat ....Reproduction de mon propre texte Nov 2011