DSC02952++

 

Le petit garçon au violon dort, apaisé, mais épuisé.
A cet âge, il est encore tôt pour savoir que les exigences du violon sont à la mesure de la grâce qu'il offre, la grâce de voler, de flotter à l'intèrieur d'un espace parfaitement intégré, de dominer ses nerfs, ses os et ses muscles si complètement que le corps s'absente dans l'extase.
Possède t-il cet instinct, cet autre cogito : je joue donc je suis ?


 l'enfant au violon CT++

Je joue donc je suis...Jouer la symphonie fantastique de Berlioz, la Passion selon St-Jean, vivre assez longtemps pour comprendre Mozart, jouer de bout en bout tous les quatuors de Beethoven, voire, plus simplement, de commencer à comprendre quelque chose au monde. Ne surtout pas s'enfermer dans la facilité, jouer est une chose mais se sauver de " l'abrutissement musical " (me pardonner cette expression), en lisant, en voyageant, En parcourant le monde même avec des mots. La maturité, en musique comme dans la vie ne s'acquiert qu'au fil des ans.
Dors, petit garçon tu as tout le temps....un jour tu joueras pour moi....peut-être.

l'enfant au violon CT3

Que d'amour dans cette oeuvre, un amour à caresser, émerveillée...plus de mots, regardez......avec les yeux mais surtout avec le coeur...chut ne le réveillons pas

Cat- photos et texte.

Intentionnellement, je ne cite pas le nom du sculpteur. Parfois, il suffit juste d'admirer.