17 novembre 2009
Un peu Gauche un peu parti…
Un peu gauche, pourtant habilement assemblé
Il a l'âme touchée,
Sur son manche les cordes inversées,
Sa table d'harmonie et son cordier
Ont des manières inusitées.
Et pourtant son ventre est lisse
Et ses ouïes bien ouvertes
Montées avec doigté, ses éclisses
En rien ne le trahissent.
Il pourrait être de Crémone ou bien de Paris
Conçu à Bologne ou par Stradivari
Ce violon aux mœurs inversées
Par sa voix hautement perchée,
Sur une épaule de gaucher
Chante en harmonie
Sous la caresse de l'archet.
Retrouvant posé sur son ventre arrondi
Le menton du violoniste
Dans un corps à corps infini
Le violon et l'artiste
Recherche en une sonate
La note absolue, le frisson;
Et à la fin de la cantate
Un chant un cri; la vibration.
Alors s'épanchant en larmes divines
Leurs âmes unies en une danse byzantine
S'aimèrent en une transe extatique
En un mouvement prophétique.
Yeux Chat (15/11/2009)
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10 octobre 2009
Lumière
Chemins de traverses
Un pas, un chemin, une voie, un pardon;
Tout au fond de moi une lumière,
Une rencontre dont je suis fière;
Le Mouvement du temps
Et dans ma tête ce battement,
Et Toi, toi qui renais comme un don.
Je t'ai cru à jamais disparu,
J'avais toute honte bue
Oublié jusqu'au contact de ta soie,
Perdue jusqu'à l'usage de mes doigts
Sur ton corps, sur ton manche vernis;
Mes douleurs mes cauchemars,
De mes nuits sans espoirs
J'avais perdu toute envie de lui.
Aujourd'hui j'en ai deux, une folie!
Celui de toujours encore convalescent,
Et un nouveau pour essai, bien moins joli.
Pourtant il a tout pour lui, de cordes habillé
Sur sa table d'harmonie un petit cordier,
Deux éclisses, deux ouïes bien dessinées
Et aussi en dessous une âme bien accrochée;
Et sur son dos juste un coussin tout doux
Pour se nicher au creux de mon cou.
J'ai retrouvé le mouvement de mes bras
Tirant l'archet sur les cordes accordées.
Les premières notes un peu éraillées,
Très vite de musique son ventre résonna
Très vite les notes retrouvèrent mes doigts,
Et mes larmes en harmonies
Se mêlèrent aux accords de symphonie.
Non je n'aie oubliée ni les notes ni les soupirs
Suivant avec passion les notes portées
J'ai jouée sans fin, sans férir.
Demain je reprendrais mes spiccato
Pardonné par mon ami,
Oubliant que je lui ai tourné le dos
Il attendra mes caresses, mes envies
Et demain lui et moi réunis
Dans un corps à corps infini
Nous jouerons mille symphonies
Yeux Chat (11/10/2009)
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13 septembre 2009
Sirène d'été
A la manière de …. Pablo Néruda ( white bee)
Ecume de sel, blanche sur la vague, toi qui jaillit sur mon âme,
Tu exploses en fortes vagues écrasées.
Je suis le naufragé, le verbe malaxé,
Celui qui espère et qui attend, fluctuat nec mergitur.
Dernière noyade, sur les flots en périls je me remets en toi.
Dans mon océan tu es la dernière lame.
Ultima necat!
Dans l'émeraude de ton regard, la mer prend son lit,
Ah! Dénude ton corps de blanche sirène.
Tu as dans le vert de tes yeux, une lumière de braise
Et une douce taille au sillon soigné.
Et tes seins aux couleurs d'été appellent aux baisers
Un chat ronronne lové sur ton ventre.
Ultima necat!
Tu marches indolente, pieds nus sur la grève abandonnée
La mer se retire je suis emporté
Au loin une mouette hurle son désespoir son envie
Les flots impétueux et la marée basse
Sirène non pas chimères je me noie dans tes eaux
Tu revis belle et silencieuse.
Ultima necat!
Yeux Chat (25/08/2009)
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31 août 2009
Ivresse toujours l'ivresse
Tendresse
Sur ton sein ma main s'est posée
Sur mon visage tes cheveux
Comme une caresse, m'ont frôlés.
Nos corps étendus
Dans les bras l'un de l'autre
Dans une étreinte éperdue
Nos corps l'un dans l'autre
Encore, se sont étreint.
Nu sur la couche, ivre des plaisirs ressentis
Ivre des senteurs de nos corps meurtris
Par cette après midi sans fin
nous goûtons le temps retrouvée
nous savourons les odeurs du passé.
Yeux Chat
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20 août 2009
Sensualité...
"Décatranse"
Danse, transe
Mouvements de hanches
mains en en absences
corps qui, se penchent
Ondulent, reculent
De coin en coin
De pas à pas
Mouvements reptiliens
Entrechats
Qui jouent et ne se touchent
Les corps s'adulent
Tout doucement reculent
Les mains se croisent
Les corps s'épousent
La musique s’emballe
Danse hystérique
Mouvements stochastiques
Les ondes sphériques
Pénètrent et bousculent
Les danseurs agnostiques
Ils ne croient ni ne voient
Leurs membres élastiques
Dans leurs limbes psychédéliques
Ils tremblent et tournoient
Ballet de gestes
Mimes grotesques
Folle frénésie sans complexes
Ils dansent leurs émois
Transe démesurée
Oubliant le reste
Oubliés du monde
Les yeux amoureux
Dans le bleu
Du ciel fixé
En folle farandole
Partent sur les rives de Psyché
Yeux Chat (18/08/2009)
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19 août 2009
Un gout de vacances .....
Comme un coquillage
Un coquillage, une lame de fond
Un va-et-vient comme vagues sur le sable
Un lent mouvement, profond
Le corps doucement roulé sur la plage
Mon nu immolé par les lames.
Le temps passe et me rapproche
De ce plaisir incertain, Ô mon âme !
La mer me retourne et me bouleverse
Mes sens se retournent et se reprennent,
Pourtant pas un mot de mes lèvres soumises
Un silence inondant mes lèvres cerises;
Un blanc manteau roulé et déroulé par les larmes
Un blanc silence emporté au-delà des vagues
Un ressac doux et violent,
Un rocher brisant le vent,
Un flot soudain envahissant
M’enveloppe d’un linceul écumant.
Doucement tiré sur la grève
Mon corps gémi et s’étire,
La mer m’embrasse et se retire,
Mon âme se libère, je rêve,
Charybde ou Scylla !
Je m’embrase au-delà
Aspirée soufflée
Comme une flamme
Je vacille,
Je cille,
Le soleil, un éclat
Le sable chaud.
Etendue bras ouvert
Les yeux enfin offerts
Je m’éveille et m’anime
Sur la plage un rêve
Un soupir une trêve
Demain sera un ailleurs
Aujourd’hui je meurs…
Yeux Chat (17/08/2009)
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22 juillet 2009
Comme une chanson
Deux en un,
Tout en image
Revoir la beauté d'un cœur,
Ouvrir une page,
Dessiner la tendresse d'une fleur.
Dans un cahier;
Chanter la lumière de ses yeux,
Soudain prier
Et garder à jamais son sourire radieux,
Vite chanter
Une douce mélopée pour l'ensorceler,
Doucement souffler
Des mots et des baisers endiablés,
Bercer Tendrement
De mes mains son visage malicieux
Caresser Profondément
De mon souffle son corps voluptueux.
Comme un passage
Ouvrir mon âme à la passion brulante
Sur son visage
Lire à ses lèvres des mots blancs
A sa bouche
Me désaltérer de son rire étincelant
Sur sa peau
Découvrir des plaisirs débordants
Une marée de frisson
Sur son corps des caresses mordantes
Mes mains
En tendresse sur ton corps en détresse
Tout simplement
Aimer sans acrostiches
Coucher les mots
Secrètement trembler
Voir les mots s'évader
Et pleurer en silence
Le temps qui passe,
Les années décomptées
Et enfin de nouveau
Ouvrir le livre d'amour
Retrouver le fil
D'une histoire de toujours
Yeux Chat (21/07/2009)
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30 juin 2009
Abandon
Ivresse
Dans ma gorge il coule, tel une flamme un venin
Il se dresse sous ta main enfermé dans son écrin
Il a un parfum lourd, de terre et de chair
Rouge sang il coule sur mes lèvres claires
Nectar offert à mes lèvres entrouvertes,
Happé au hanap de votre bouche offerte
Appelant follement un plaisir de chair
De tes mains animée, les frissons de la chair
M'enivrer de ta couche, apaiser ta bouche
Comme une flamme embraser ta couche
Jamais cru ne fut si rond en bouche
jamais plus il n'oubliera ta bouche
Yeux_Chat (Le 08/06/09)
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23 juin 2009
Pour vous qui êtes ma fugue en ré....
Renaissance de l'âme.
Dans son coffret enserré
La lumière sur son bois usé
Fait chanter son vernis.
Ni Amati, ni Stradivari
Il est là pour renaitre.
Accouché par les mains de l'artiste
Le violon exhumé revient de naitre
Pour un dernier tour de piste.
Tendrement embrassé
Une main tremblante
Caresse son corps d'infante
Rendez-vous d'un amour délaissé
Après tant d'année au fond d'un étui ignoré
Sans rancune il offre son manche tendu
Aux doigts de la violoniste transie
Doucement contenant son envie
Elle lui parle tendrement d'une voie ténue
Et imperceptiblement le lien rompu
Par tant d'années de souffrances
Se tisse des larmes de l'enfance
Renouant enfin le lien déchu
La violoniste, d'un geste retrouvé
La tête haute le menton sur le violon posé
Sur son épaule nichée,
Il est là à peine éveillé
L'âme un peu tendu à cette étreinte
Espérant la caresse de l'archet
Les cordes vibrant sous la contrainte
De la baguette vêtue d'un crin ciré
De son ventre rebondi
Naissent de douces harmonies.
Les mains de l'artiste s'animent
Une symphonie se dessine
Palingénésie sublime
D'un amour oublié au fond d'un étui
Et d'un combat pour la vie.
Yeux Chat (20/06/2009)
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03 juin 2009
Silence
Petit essai
Il y a des choses
Que l'on peut ressentir
Que dans le silence
Tant les larmes
D'amour et de bonheur
Étouffent la voix
Et calme les peurs
Alors embrassons-nous diriez vous?
Chut éteignons la lumière
Et laissons à nos lèvres
Liberté et étreintes
Yeux Chat le 03/06/09
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