accro_lune

Nid de mots, d'images, de sons, nid douillet, évasions...avec Vous

14 novembre 2009

Vénus

Callipygian_Venus_Barois_Louvre_MR1999

J'ai découvert ce mot depuis un petit moment et j'ai eu envie de le mettre pour la seconde fois ici.
Merci à Yeux-Chat :o) pour " Callipyge "....J'aime cette Vénus qui regarde son charmant fessier, en tenant le bout de son voile :o)

D'où te vient cette splendeur, Vénus callipyge ?
L'artiste l'a trahie par des gestes précis.
Afin que ta beauté nous donne le vertige
Il a d'un doigt léger les contours adoucis.

Dans un bloc de marbre d'une blancheur sans tache,
Cette matière vénérée des Dieux
L'oeuvre nous dévoile tout ce que l'on nous cache,
Pour notre enchantement et le plaisir des yeux.

En contemplant les détails, le désir s'éveille,
Ce corps de Déesse ne peux nous décevoir,
Et de la tête au pied il n'est qu'une merveille
La grâce de ses formes fait plaisir à voir.

Un maître de l'art a sculpté avec adresse
Les formes grâcieuses de la gorge et des seins,
Avec beaucoup de goût, le galbe de ses fesses,
L'arrondi de ses membres et la courbes des reins.

Abandonnant l'avant pour admirer l'arrière
Sans passer en cela pour un être pervers,
Comment décider quel côté l'on préfère
De cette nudité, où l'endroit vaut l'envers.

Cat -Reproduction Interdite.

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news_venuscallipyge_2

Georges Brassens avait voué un amour pour cette Vénus Callipyge ...

Georges Brassens


VÉNUS CALLIPYGE


Que jamais l'art abstrait, qui sévit maintenant,
N'enlève à vos attraits ce volume étonnant.
Au temps où les faux culs sont la majorité,
Gloire à celui qui dit toute la vérité!

Votre dos perd son nom avec si bonne grâce,
Qu'on ne peut s'empêcher de lui donner raison.
Que ne suis-je, madame, un poète de race,
Pour dire à sa louange un immortel blason.

En le voyant passer, j'en eus la chair de poule,
Enfin, je vins au monde et, depuis, je lui voue
Un culte véritable et, quand je perds aux boules,
En embrassant Fanny, je ne pense qu'à vous.

Pour obtenir, madame, un galbe de cet ordre,
Vous devez torturer les gens de votre entoure,
Donner aux couturiers bien du fil à retordre,
Et vous devez crever votre dame d'atour.

C'est le duc de Bordeaux qui s'en va, tête basse,
Car il ressemble au mien comme deux gouttes d'eau,
S'il ressemblait au vôtre on dirait, quand il passe:
"C'est un joli garçon que le duc de Bordeaux!"

Ne faites aucun cas des jaloux qui professent
Que vous avez placé votre orgueil un peu bas,
Que vous présumez trop, en somme de vos fesses,
Et surtout, par faveur, ne vous asseyez pas!

Laissez-les raconter qu'en sortant de calèche
La brise a fait voler votre robe et qu'on vit,
Écrite dans un coeur transpercé d'une flèche,
Cette expression triviale: "A Julot pour la vie."

Laissez-les dire encore qu'à la cour d'Angleterre,
Faisant la révérence aux souverains anglois,
Vous êtes, patatras! tombée assise à terre:
La loi de la pesanteur est dure, mais c'est la loi.

Nul ne peut aujourd'hui trépasser sans voir Naples,
A l'assaut des chefs-d'oeuvre ils veulent tous courir!
Mes ambitions à moi sont bien plus raisonnables:
Voir votre académie, madame, et puis mourir.

Que jamais l'art abstrait, qui sévit maintenant,
N'enlève à vos attraits ce volume étonnant.
Au temps où les faux culs sont la majorité,
Gloire à celui qui dit toute la vérité!

news_venuscallipyge

Posté par yeuxclairs à 18:55 - Les Poèmes de Cat - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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